Fatima : une protection « miraculeuse »

Le sanctuaire de Fatima (Portugal)

Auteurs de la photo : Michel Trouillet

Région :    34 Occitanie  Nationalité :  France

Date et lieu de la prise de vue : Juin 2017 / Sanctuaire de Fatima

Situation géographique : Local Guide MAPS

Historique du lieu : Wikipédia

Données techniques: caméra GO Pro Héro4 black montée sur nacelle pendulaire rotative (autokap) 

Type de cerf-volant :   Delta Conyne de 4.30m d’envergure

Force et direction du vent :   10 à 15 km/h de Nord Est

Altitude:  50 à 150m Période : tôt le matin

Photo principale :

Le nouveau sanctuaire et l’agora pouvant accueillir plus d’un million de pélerins

Anecdote (histoire d’une photo):

Une place déserte à 6h30 du matin. Seuls quelques « mens in black » déambulent fusil mitrailleur en bandoulière, nous sommes en plein Vigipirate portugais, les attentats en Europe sont encore frais dans toutes nos mémoires.

Je crains un instant d’être appréhendé vu mon attirail suspect : un gros sac à dos, une bobine de câble en kevlar et surtout un long étui pouvant cacher un bazooka. Je passe cependant inaperçu ou presque. Après avoir remonté l’interminable place bétonnée de plus de 500 mètres, étrangement déserte après l’affluence des pèlerins qui déambulaient, hier, en longues processions en fin d’après midi, je suis enfin à pied d’œuvre.

Juste derrière la basilique et devant le centre pastoral Paul VI, j’ai trouvé un banc en pierre qui servira de point d’ancrage pour ma ligne de cerf-volant. L’ascension fut rapide et sans histoire, la brise matinale était constante et régulière.

Le béton surchauffé par le soleil de la veille envoyait des bulles thermiques qui emportèrent mon grand Delta Conyne de 4.30m d’envergure à la verticale. La séance de photos automatiques, à plus de 100m du sol, durera moins de 30 minutes, je n’avais pas l’intention de trop trainer ici, vu la présence policière et mon intrusion, incognito, sur ce site et en terre étrangère.

Alors que je redescendais mon matériel devant les prélats, religieux et religieuses sortant du centre pastoral, les colonnes de pèlerins investissaient la place. Regards en coins intrigués ou réprobateurs, peu m’importaient, j’étais trop occupé à étaler sur le dallage de la place et à toute vitesse les 200m de câbles brusquement lâchés par le thermique. Ma camera était en train de dégringoler à plusieurs mètres par seconde, vers un crash inévitable.

Les promeneurs évitèrent prudemment le fil qui s’étalait sur le sol bétonné, quand un bruit de moteur me mit en alerte. Je vevais de récupérer ma caméra sans dommages mais une balayeuse se dirigeait droit sur la ligne étalée. J’imaginai en un flash, les 200m de kevlar avalés par les brosses de la machine et les explications à donner au poste de guardia civile et à mon assureur fédéral. Sans réfléchir, je me sui mis à hurler en anglais, en français et en langue des signes. Le machiniste fit demi-tour in extrémis tout en se dirigeant sur le tas de ligne et ma bobine restée sur le sol 20m plus loin : re-cris, re-grands gestes au milieu des pèlerins effarés. Les « mens in black » n’avaient même pas bronchés.

« En moins de 5 minutes j’ai remballé mon matériel (un peu en vrac) et je me suis éclipsé par les allées latérales sans demander mon reste. »

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