Castrojeritz : le château au milieu du désert

Château de Castrojéritz en Espagne

Auteur des photos : Michel Trouillet

Situation géographique : nord de l’Espagne, dans la comarca d’Odra-Pisuerga, dans la Communauté autonome de Castille-et-León, Burgos

Date de la prise de vue : septembre 2016

Moment: après-midi / ensoleillé

Situation géographique : Google Maps

Informations : Castrojeritz

Données techniques : APN Nikon coolpix / nacelle auto-Kap à rotation 360°

Type de cerf-volant :   Delta Conyne de 4,40m

Force et direction du vent :  vent météo de Nord Est de 20 à 30km/h, turbulence sur le relief entouré de plaines, laminaire à 50m au dessus du château.

Altitude:  50 à 150m

Ce que nous avons aimé :

Le point de vue sur la ville et la plaine de la Meseta, passage emblématique du chemin de Compostelle, accueil et gentillesse des autochtones, richesses architecturales, lecture du paysage surprenante en fin d’été (désertification et sécheresse)

Histoire d’une photo

Pour réaliser cette photo il fallait le mériter, car l’ascension du piton rocheux ne fut pas une partie de plaisir, surtout par 40° en plein cagnard. Curieusement, les ruines du château de Castrojeritz sont accessibles et ouvertes aux visiteurs : dédale d’escaliers, coursives, corniches et plateformes parfois sans garde-fous…

De là-haut la vue est incroyable avec cette sensation d’être dans la vigie d’un vaisseau amiral, au milieu d’un océan de terres brûlées par le soleil. C’est la fin de l’été et depuis longtemps, il n’y a ici plus une goutte d’eau. La culture céréalière intensive achève d’épuiser cet immense plateau de la Meseta de plus de 200 000km2. Plus que jamais, aujourd’hui en 2020, on peut prendre ici la mesure de l’épuisement des ressources et la photo aérienne que je vous livre ici confirme ce constat alarmant.

Pourtant il émane de ces ruines, au milieu du désert, une beauté picturale incontestable.

J’ai croisé dans les ruines, avec la ligne du cerf-volant accrochée à la ceinture, quelques pèlerins en chemin vers Santiago. Mon périple de 2100km, à pied en 2013, m’est revenu comme une gifle dans la mémoire. Il est des expériences d’une telle intensité qu’elles restent indélébiles émotionnellement.

Le temps de quelques photos et de redescendre les pentes escarpées, le soleil s’approchait déjà de l’horizon. Impossible de quitter cet endroit sans photographier, en prenant un peu de hauteur, la Collegiate de Santa María del Manzano. Au carrefour du camino Frances et du camino Las Eras Bajas, plusieurs villageois et le sacristain de l’église m’attendaient de pied ferme. Finalement cette apparition volante, une première de mémoire de Castillans en ces lieux, les avaient intrigués.

Jusqu’au crépuscule nous avons, avec force de gestes et de traducteur Google, communiqué sur le cerf-volant et de cette façon si curieuse, pour eux, de photographier leur village.

En remballant mon matériel les collines étaient passées de l’ocre au pourpre, le coucher de soleil sur le désert était tout simplement flamboyant ; SUBLIME !

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