Labrugière

Labruguière (Tarn)

Auteurs des photos : Sélim Bénalioua, Christian Simon, Dominique Lombard et Michel Trouillet

Département :   Tarn / région : Occitanie /  France

Date de la prise de vue : printemps 2009 et automne 2012

Moment: après-midi

Situation géographique : Google Maps

Informations sur le lieu: Espace Arthur Batut

Données techniques : APN Epson, APN Canon, APN Nikon/ Picavet et radio commande et nacelle pendulaire auto-Kap à rotation 360°

Type de cerf-volant :  Rokkaku de 4m2, delta de 6m et delta Conyne de 3.40m d’envergure

Force et direction du vent :  brise de Nord de 8 à 10 km/h et vent d’Autan de Nord Ouest de 80 à 100km/h

Altitude:  50 à 150m

Ce que nous avons aimé :

Le musée Arthur Batut, le village organisé en circulade, le domaine d’En Laure, l’aire de camping car dans un joli cadre. Le fief historique de la photographie aérienne, l’accueil du conservateur du musée et de Serge Nègre, son fondateur.

Histoire d’une photo

Pour tout kapiste , Labrugière est un passage obligé. Notre première sortie club de ce printemps 2009 avait été organisée autour d’un WE photos aériennes sur les traces d’Arthur Batut.

Il est fort probable que notre père spirituel, qui habitait le village, avait du choisir sa météo pour monter à plus de 400m sa boite à photographies, équipée de plaques sensibles, au bout d’un cerf-volant en papier kraft et baguettes de peuplier.

Nous étions arrivés le samedi à Labruguière, billes en tête et motivés pour voler et shooter l’endroit comme l’avait fait Arthur, 130 ans plus tôt, seulement, c’était sans compter avec le vent d’Autan et quel vent ! Pour ceux qui ne connaissent pas ce vent fou du midi toulousain, imaginez un souffle à décorner les cocus (comme ils disent ici), capable de flirter avec les 100km/h et de changer de direction trois fois en moins d’une minute : INVOLABLE ! Sur le parking, où nous nous étions fixé rendez-vous, on pouvait apercevoir les cheminées de l’usine de contreplaqués. la fumée formait un angle droit parfait, dés sa sortie, ce spectacle nous avait plongé dans une grande perplexité.

Après la visite de l’espace Batut, nous nous sommes rabattus sur le domaine d’En Laure (la maison du Maitre) en pensant que les grands espaces du lieu lamineraient le vent; peine perdue. Le Rokkaku de 4m2, de Dominique, a littéralement explosé en vol après être monté comme une fusée au bout des 100m de kevlar déroulés et attachés au préalable à un arbre. Deux heures à batailler, avec un autre cerf-volant, pour jouer les grues et tenter de décrocher les restes du porteur échoués en haut d’un chêne de plus de 20m. Finalement, nous avons fait les photos avec un petit Conyne de 1.5m2, prés du pont sur le Thoré. La nacelle aura fait le yoyo pendant une heure et joué les filles de l’air en faisant au moins une demi-douzaine de loopings. C’est avec 6 bras musclés, un 8 d’escalade et une poulie de rappel que nous avons réussi à récupérer le matériel photo et un cerf-volant, en vrac, qui aurait pu monter un poilu observateur sur le front de l’Est en 1914, ou presque.

Il nous faudra attendre 3 ans pour réitérer un raid photo sur la maison d’Arthur Batut, mais ce jour-là, devant un aréopage de Maires et de conseillers généraux, notre démonstration aura frôlé le fiasco, car le vent était aux abonnés absents.

Bon ! une autre histoire de cerf-voliste à raconter, mais ce sont ces histoires-là qui sont le sel de notre passion du vent, des cerfs-volants et de la photo : merci Arthur !

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