Muxia : sanctuaire « da virxe da barca »

Santuario da virxe da barca à Muxia

Auteurs des photos : Michel Trouillet

Situation géographique : Galice Finistère/ Espagne

Date de la prise de vue : septembre 2016

Moment : tôt le matin / temps variable

Situation géographique : Google Maps

Pour en savoir plus : Santuario da virxe da barca

Données techniques : APN Nikon coolpix + nacelle auto-Kap à rotation 360°.

Type de cerf-volant :   Delta Conyne de 3.40m

Force et direction du vent :  vent météo de Sud Est de 20km/h

Altitude:  50 à 150m

Ce que nous avons aimé :

Le port de Muxia, les criques et les plages au caractère sauvage préservé, le Sanctuaire de la Barca chargé d’histoire et de symboles sur le chemin de Compostelle, l’impression de bout du monde en l’absence des touristes (tôt le matin ou tard le soir).

Histoire d’une photo

Nous avions fait une reconnaissance la veille de cette séance de Kap. Un petit kilomètre depuis le port, où le stationnement du camping car n’avait posé aucun problème. C’était un dimanche soir et il y avait foule pour une célébration dans l’église et quelques séances photos et selfies autour de la monumentale sculpture « a Farida ». Une foule de promeneurs du dimanche, ni très discrets, ni très respectueux du site, avaient parqués, dans une totale anarchie, nombre de voitures dont quelques 4X4 dans des positions acrobatiques sur les rochers en pente ou en surplomb de l’océan. Triste spectacle qui gâchait la vue et interdisait toute photographie digne d’intérêt.

Je décidais donc de revenir le lendemain au lever du soleil, vers 6h. Judicieuse inspiration qui m’a offert un lever de soleil sur ballet de goélands digne du « soleil levant de Monet ». Le kilomètre de la veille fut parcouru, cette fois, sur une route déserte. Une belle brise de Sud Est m’attendait pour monter ma nacelle et shooter le site en moins de 20 minutes. Histoire de marquer mon passage dans ce lieu emblématique du Camino, j’ai envoyé, au dessus des clochetons du sanctuaire, ma grande colombe de la paix.

Un bruit de moteur venait de rompre le charme et la quiétude de l’endroit, couvrant le bruit du ressac de l’océan. L’homme casqué s’était rapproché et avait calé sa mobylette à côté de mon sac à cerfs-volants. « Holà »… « Holà Signore ». L’homme était intrigué par mon oiseau suspendu au dessus de l’église. Je lui ai proposé de tenir la ligne et de sentir le vent à travers les vibrations : séquence émotion.

Avant de nous séparer, l’ouvrier, qui se rendait à son travail, avait réussi à me faire comprendre que c’était la première fois de sa vie qu’il tenait un cerf-volant entre terre et ciel. Bonheur simple,mais bonheur partagé, avec ce vertige d’être l’auteur d’un souvenir gravé à jamais dans la mémoire d’un inconnu. Le cerf-volant c’est aussi cela : une émouvante rencontre avec l’autre.

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