Sorèze : une école hors du temps

L’Abbaye école de Sorèze

Auteur des textes et photos : Michel Trouillet

Situation géographique : département du Tarn / région Occitanie / France

Date de la prise de vue : aout 2021

Moment : après midi & début de soirée par temps clair

Situation géographique : Google Maps

Histoire d’un lieu : L’Abbaye école et le musée du tissage

Données techniques : camera de sport GO pro hero4 et APN Nikon Coolpix + nacelle auto-Kap à rotation 360°.

Type de cerf-volant :   Delta UL de 3.10m / Delta Conyne de 2.70m et de 3.30m

Force et direction du vent :  Vent météo d’Ouest de 10 à 20 km/h et de nord de 20 à 35 km/h

Altitude:  50 à 150m

Ce que nous avons aimé :

L’authenticité du vieux village et de ses maisons à déports, le charmant camping familial (camping St Martin), mitoyen du terrain de foot ouvert à tous (pratique pour voler en cerf-volant), l’exceptionnelle école-musée classée au patrimoine de l’UNESCO et d’une richesse d’exposition des arts du tissage digne des grands musées nationaux.

Histoire d’une photo

Cette fois encore j’avais tenté de contacter les autorités locales et touristiques pour expliquer mes intentions de survol de la commune et de son patrimoine, pour la bonne cause et avec des cerfs-volants. Une modeste intention de promouvoir ce qu’il y a de beau quand on voyage un peu dans l’hexagone et ailleurs, mais avec une méthode quelque peu décalée à l’époque des drones et des hélicoptères et qui surprend toujours (à défaut de faire sourire).

Mais au mois d’aout les gens sont difficiles à joindre ou très occupés par le flot touristique, même si la Covid m’a permis de découvrir, quatre heures durant, un musée d’une richesse exceptionnelle et pourtant déserté. Les photos prises en vol, depuis le parking, témoignent de la capacité d’accueil de ce patrimoine, inutilisée depuis le début de la crise sanitaire.

Quoi qu’il en soit, je disposais d’un parking grand comme un stade de foot et quasi vide pour décoller et faire ma séance de KAP. Deux séances de vol furent nécessaires, à deux moments de la journée (lumière zénithale et lumière du couchant) et deux conditions météo, avec des vents d’Ouest faibles et le vent du Nord plus musclé.

Deux touristes et un journaliste se sont rapprochés de moi pour en savoir plus sur cet original avec sa drôle de bobine pour la pêche au gros. Je ne ferais probablement pas la une de Paris-Match, mais au moins la curiosité du correspondant local instruira peut-être quelques autochtones sur une autre façon de prendre de la hauteur pour visiter leur village en essayant de lui porter un autre regard.

Il est fort instructif de sortir des sentiers battus, car des pépites comme Sorèze ne peuvent être découvertes qu’en s’arrêtant de courir et en se démarquant du tourisme de masse, et ça en vaut vraiment la peine.

Ici, à l’abbaye école de Sorèze, sont passés des troubadours comme Hugues Aufray, mais aussi d’autres personnages illustres qui furent autorisés à graver leurs noms sur les frontons et les colonnes de la cour d’honneur (impensable aujourd’hui). Au détour du dédale impressionnant des salles d’expositions, j’ai découvert les œuvres hors du commun de Dom Robert et aussi celles de jeunes créateurs (trices) capables de sublimer, sur une tapisserie, une robe légère, le velouté d’une peau dénudée et une 2CV.

Décidément, si le bonheur est dans le pré, la culture est aussi en province et, à Sorèze, je me suis vraiment envoyé en l’air (au propre comme au figuré).

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