Millau : le « sous-vol » du Viaduc

Sous le viaduc de Millau

Auteur des textes et photos : Michel Trouillet et Bastien Delon/Trouillet

Situation géographique : département de l’Aveyron / région Occitanie / France / Google Maps

Date de la prise de vue : Novembre 2021

Moment : fin d’après midi, temps ensoleillé, alternance soleil et cumulus de beau temps

Histoire d’un lieu : Le viaduc de tous les superlatifs

Données techniques : Gopro Hero 4 black en auto KAP sur nacelle rotative. Photos sol Canon Power Shoot (2000), Canon G12 (2021)

Type de cerf-volant :   Delta KAP Ultra Léger de 3.40 m d’envergure.

Force et direction du vent :  vent de Nord-Ouest, brise de 10 à 15 km/h

Altitude :  100 à 150 m

Ce que nous avons aimé :

L’écrin naturel des gorges du Tarn et du plus haut viaduc, lors de sa construction. Le quasi-effacement de la blessure environnementale, 20 ans après ce chantier hors normes. La ville de Millau qui est sans conteste la capitale des sports de pleine nature et d’un attrait touristique certain, renforcé par l’un des plus beaux ponts du monde.

Histoire d’une photo

Il y a toujours une petite appréhension à décider de faire une séance de KAP sur un aussi impressionnant édifice. Ici tout survol du viaduc est prohibé, que ce soit en avion, en hélicoptère, en parachute, en planeur, en drone et en parapente… Mais jouer au cerf-volant sous ce pont ne coche évidemment aucune case réglementaire.

De plus, malgré mes 250 m de ligne, c’est péniblement à 150 m que mon vol plafonnera et ce sera finalement un sous-vol du viaduc. Nous ne serons pas trop de deux, avec mon jeune assistant Bastien, pour relever ce défi commencé 20 ans plus tôt au milieu des grues et des échafaudages aussi hauts que la tour Eiffel.

Être les premiers à voler ici est assez excitant, d’autant que le sujet aéro-photographique est hors du commun ; ne sommes-nous pas devant l’exploit architectural des dignes descendants de Gustave Eiffel ?

Comme il y a 20 ans, personne ne s’est ni préoccupé de notre présence insolite ici, ni ne nous a interpellé pour avoir une explication du pourquoi et du comment de cet envol, pour le moins original sous un pont de surcroit.

Lorsque l’ordinateur nous a révélé les prises de vues réalisées en auto Kap, c’est un whaoou qui a accompagné notre visionnage. Étonnement d’avoir réussi à photographier cet incroyable endroit avec un petit bout de tissu porté par le vent, ou étonnement d’avoir pu contribuer, modestement, à la renommée de cet exploit technologique avec un objet aussi délicat et aussi fragile que notre cerf-volant millénaire ?

Nous n’avons pas de réponse à cette interrogation-là, seulement le plaisir de pouvoir partager avec vous un peu du génie humain, celui qui réunit avec des ponts, plutôt que celui qui enferme avec des murs.

MT

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